MISE AU POINT de la section syndicale locale du  SNES Allemagne LF Francfort

Nicolas Chevreux & Martine Gaertner

 

 

Nous souhaitons apporter quelques précisions utiles autant sur la chronologie des actions menées au Lycée que sur la suite qu’elles ont eue pour éviter toute manipulation –politicienne- à notre combat.

 

-         L’heure d’information syndicale (HIS), du Mardi 7 Février, posée en toute légalité par la secrétaire de section et contestée par monsieur  le proviseur, a réuni un très grand nombre d’enseignants : 35 personnes au début, puis, après la récréation, et  par crainte des menaces précises faites par monsieur le proviseur, 25.

 

-         Ces menaces ont été la goutte d’eau qui fait déborder le vase !!! La proposition a été faite par un enseignant de rédiger un document sur l’attitude autoritariste de Monsieur le proviseur, et ces entraves diverses dont nous souffrons. L’accord unanime a été donné et un groupe désigné pour élaborer un projet. Rendez-vous fut pris sous une dizaine de jours.

 

 

-         A l’issue de l’HIS, monsieur le proviseur a signalé à la hiérarchie pour abandon de poste deux d’entre nous qui avaient cours à ce moment-là.

 

-         Le 9 février, réunion du CE extraordinaire sur les problèmes de calendrier. Monsieur le proviseur a refusé d’aborder les questions que nous lui avions proposées (dont une demandait à nouveau le principe d’une réunion de concertation, pédagogique, avec les enseignants, vœu que nous avons fait à plusieurs reprises depuis plus d’un an )

 

-         La réunion a été fixée le jeudi 16 février au soir pour mettre au point la lettre. Ce qui fut fait, le 16 au soir, avec un groupe d’une trentaine de personnes qui ont repris le document premier. La lettre était tirée et les signatures collectées dès le lendemain. Le but donné était de réunir les signatures avant le CE du 9 mars, date importante puisque monsieur le proviseur avait signalé notamment son intention de remettre en cause unilatéralement les accords antérieurs concernant l’exonération des frais de scolarité.

 

-         Le 16 février, vers midi, Monsieur le Proviseur a prévenu les représentants du personnel  qu’une délégation de l’ADFE viendrait peut-être au Lycée dans l’après-midi. Nous avons regretté d’être si tardivement informés par Monsieur le Proviseur qui détenait l’information depuis deux ou trois jours mais nous avons accepté l’entretien qui fut positif et franc. Il y avait du côté de l’ADFE le Président et  trois membres de l’ADFE, du côté de l’administration Monsieur le Proviseur et des représentants du corps administratif et  du côté des différents collèges des personnels les représentants. Les questions – précarité des personnels, cherté de la scolarité, droits syndicaux au sein du Lycée- ont été librement discutées. L’entretien n’a duré qu’une heure mais nous avons eu l’impression d’être écoutés par l’ADFE qui nous a même promis son soutien au cas où des sanctions seraient prises à propos de l’HIS.

 

-         Nous avons convenu de faire présenter par l’intermédiaire de l’ADFE trois motions durant la semaine du 6 mars au 10 mars au sénat.

 

-         La pétition a été signée durant la période qui précédait les vacances de février et après. Le principe avait été pris de ne pas informer les parents et les élèves afin de ne pas perturber le fonctionnement du Lycée et d’envenimer le climat. 41 personnes ont librement apposé leur signature durant un mois, d’autres ne se sont pas engagés, majoritairement par crainte  pour leur situation personnelle.

 

-         La pétition a été remise à Monsieur le Proviseur le mercredi 8 mars, et transmise aux différents destinataires, le jour-même ou dans les jours qui ont suivi.

 

-         La lettre ayant été envoyée au groupe de sénateurs des Français à l’étranger, Jean-Pierre Cantegrit a transmis par mail, le 9 mars, à Mme Iniesta Urban la pétition avec la liste des signataires. Celle-ci l’a aussitôt fait parvenir à Monsieur Jacques-Henry de Bourmont, et ceci sans chercher à établir un contact avec les signataires ou les représentants des personnels ni à s’informer de la teneur du conflit.

 

-         Le 13 mars, Monsieur Jacques Henry de Bourmont, trésorier d’une association –ultra minoritaire- de Parents d’élèves, a réagi violemment en défendant Monsieur le Proviseur et en présentant une version falsifiée des faits qui tient d’un montage idéologique étonnant. Il propose une pétition en faveur de Monsieur le Proviseur. Je donne un extrait du mail que nous avons en main : M. de Bourmont, s’étonne et dénonce les «  Conditions d’organisation de la pétition effectuée en toute hâte auprès des professeurs le 16 février, c’est-à-dire le jour même où le proviseur proposait une nouvelle organisation de communication entre la direction et les professeurs... Par ailleurs, l’absence de communication du courrier à l’ensemble du corps professoral leur permettant de se déterminer en toute liberté, la pression faite le 16 février auprès des professeurs pour avoir leur signature, sont des méthodes d’un autre âge et qui n’honorent pas leurs auteurs »   

 

-         A notre regret, la lettre a continué à circuler par mail parmi les parents et certains élèves en étaient au courant car ils nous ont interrogés. La lettre a été diffusée aux représentants des parents au conseil d’école.

 

-         L’association des Parents d’Elèves, UPEA, très majoritaire, n’est pas intervenue, jugeant que c’était un problème interne, mais l’autre association de Parents d’Elèves, le  Förderverein, à laquelle adhère Monsieur de Bourmont, a décidé d’envoyer une lettre dans laquelle étaient soulignés le bon fonctionnement du lycée, et le dynamisme du proviseur.

 

-         Monsieur Cortecchiato, président de l’association, après avoir envoyé la lettre sans nous avoir interrogés sur les problèmes dénoncés, s’est alors proposé pour servir de médiateur entre le proviseur et  nous-mêmes.

 

-         Le 16 mars, nous avons reçu un mail du bureau de la Sénatrice  Madame Garriaud-Maylam qui nous annonçait que le sénateur Ferrand se saisirait de sa venue à Francfort le lundi 20 mars pour mener une enquête. Nous sommes allés à la conférence, nous nous sommes présentés à lui mais Monsieur le Sénateur n’a pas réagi.

 

 

-         Enfin une attitude positive ! Un mail de la Sénatrice Mme Cerisier-Ben-Guiga nous avertit de sa démarche. Alertée par notre lettre, elle demande, dans un courrier en date du 23 mars,  à Mme Bossière, directrice de l’AEFE,  une inspection de l’établissement.