Bilan de l’action « heure d’information syndicale, solidarité avec Francfort » du 7 mars 2006

par Emmanuel Guez

 

 

 

Apparemment, la grève du 7 n'a pas été suivie à l'étranger, tout au moins en Europe du Nord et Italie (aucune info sur le site HDF). Le SNES Allemagne n'a pas appelé à la grève : dans un contexte où les agressions s'accumulent et compte tenu du calendrier (quelques sections sont en vacances), il est préférable de concentrer nos actions sur des revendications coordonnées HDF et / ou MEN. L'action pour la défense de l'heure d'information syndicale mensuelle a donc pu avoir lieu.


En Allemagne, succès à Fribourg (18 profs / 25), Berlin (une quinzaine). A l'étranger, Londres, La Haye et Rome ont suivi. Pour Bruxelles, il semblerait que la section ait fait grève.

Je regrette que Sarrebrück ne se soit pas joint au mouvement. Le LFA a su profiter et profite encore des manifestations de soutien de la coordination. L'action de Colette Busemann n'est pas à mettre en cause. Il est en revanche dommage que les collègues ne prennent pas conscience de la nécessité de maintenir l'unité, notamment sur des sujets aussi graves.

En outre, les deux collègues de Francfort, visés par la mesure disciplinaire, préparent le CE du 9 mars qui s'annonce très tendu. Les responsables de la section veulent avant tout maintenir l'unité des collègues par-delà leur cas personnel pour l'échéance du 9. Or, le dépôt d'une nouvelle heure d'information à cette heure-là aurait introduit une division. Martine Gaertner et Nicolas Chevreux n'ont donc pas déposé l'heure mais ont envoyé un fax au SCAC. Ils se sont cependant engagés à déposer une heure d'information syndicale après le 9.
Concernant nos deux collègues, le proviseur aurait reçu l'ordre de calmer le jeu. La mesure disciplinaire serait abandonnée. Elle serait d’ailleurs contraire à un arrêt du conseil d’Etat de 1990.


Enfin, plus préoccupant est le cas de Munich où le proviseur a décidé, vraisemblablement par solidarité avec son collègue de Francfort, de ne pas accorder l'heure. Là encore l'action de notre collègue n'est pas à mettre en cause. Mais cela prouve que notre lutte doit continuer.

Je rappelle, et Roger Ferrari avec moi, que nous ne DEMANDONS pas l'heure d'information syndicale mais que nous INFORMONS qu'elle se tiendra. La législation permet cette interprétation qui est celle retenue en France. A l'étranger, l'esprit monarchique et caporaliste régnant, nos petits et plus grands chefs souhaitent pouvoir décider.
C'est une atteinte au droit syndical et à l'information des salariés.
Nous ne devons pas laisser faire.



 

Analyse d’une désinformation orchestrée par le SCAC.

 

Nous avons à Berlin reçu dans nos casiers jeudi 9 mars une lettre de Monsieur Rabault concernant l'heure mensuelle d'information syndicale.

 

Cette lettre a été manifestement adressée au moins à Dusseldorf et Francfort le mardi 7 mars, lorsque devait se tenir l'heure mensuelle collective des sections européennes, afin de décourager la participation des collègues.

 

Cet écart de date est d'évidence délibéré, nous n'avons pas pu y réagir en temps et en heure depuis Berlin vis-à-vis des autres sections d'Allemagne  faute de l'avoir nous mêmes reçue.

 

Cette lettre est d'évidence également une tentative de désinformation, qui associe deux textes annulés en partie par une décision du conseil d'Etat de 1986 : L'arrêté du 16 janvier 1985, et la note interne de l'éducation nationale de février 1985 pour application de cet arrêté. Ces informations juridiques nous ont été confirmées par le secteur juridique du Snes HDF.

 

Vous constaterez par vous-mêmes qu'ils sont d'ailleurs contradictoires : comment assurer l'horaire d'ouverture normal du service en libérant une heure en fin de journée ?

 

La pratique syndicale, du reste suivie à Berlin, Munich et ailleurs depuis des années, en accord avec cet arrêt du conseil d'Etat, est de tenir l'heure sur le temps de service (fin de matinée ou autre), à raison d'une heure par mois si besoin est. Cette limitation à 4 heures et le rejet en fin de journée ont été annulés par le conseil d'Etat.

 

Nous sommes face à un abus de pouvoir et une entrave au droit syndical de la part de l'attaché culturel et de quelques proviseurs d'Allemagne (Munich, FFM, Düsseldorf).

 

D'évidence également, cette charge sur l'heure mensuelle vise à nous détourner des problèmes réels à négocier en Allemagne (services, postes, moyens, négociations salariales ... ).

 

Nous aurons certainement à réagir avec énergie et collectivement pour que cessent cette absence de dialogue social en Allemagne et ces tentatives de déstabilisation