PROPOSITION DE COMPTE-RENDU DE LA
COMMISSION CONSULTATIVE PARITAIRE LOCALE, SECOND DEGRE, DU 8 DECEMBRE 2008
MEMBRES PRESENTS :
Pour l'administration:
M. Valentin, Conseiller Culturel Adjoint
Mme Luc, Secrétaire Générale Adjoint
M. Rabault, Attaché culturel, Bureau des Affaires
scolaires
Mme Diremberger Proviseure du Lycée français de
Berlin
Mme Ronne, Principale du Collège Voltaire, Berlin
Pour les représentants du personnel:
Mme Bartez (SNES-FSU)
Mme Cerisier-Struk (SNES-FSU)
Mme Garrigues-Busemann (SNES-FSU)
M. Illiano (SNES-FSU)
M. Richeux (SNES-FSU)
Secrétaires de séance
Pour l'administration: M. Valentin
Pour les représentants du personnel: M. Richeux
Ordre du jour
1) Approbation du procès verbal de la
CCPLA du 03 juillet 2008
2) Examen de situations particulières relatives aux
personnels résidents :
- Demande de prolongation de mission de personnels
résidents en âge de faire valoir leurs droits à pension
- Demande de service à temps
partiel des personnels résidents
- Demande de changement
d’établissement dans le pays de résidence
3) Questions diverses :
- Le ministère des Affaires
étrangères vient de demander à l’ensemble des Postes diplomatiques une
consultation des acteurs et partenaires de la politique scolaire française du
pays de résidence, dans la continuité du rapport remis récemment au ministre
par la Commission
sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger. Une telle consultation
est-elle envisagée en Allemagne ? selon quelles modalités ? quels partenaires ?
quels objectifs ? quelles échéances ?
- Fonctionnement
des mutations internes : cas des collègues recrutés localement exerçant
pour une durée déterminée dans l'établissement et publication des postes.
- Demandes au niveau des
contrats des Contrats locaux (notamment avenant, date de signature du contrat,
service)
- Sarrebruck
: Mise à jour de la situation de Mmes Fischer et Bermerjo (actualisation de
leurs horaires). Rédaction des contrats pour M. Burtin et Mmes Deguilhem et
Reysset.
- Voltaire : précarisation des conditions d'embauche (musique)
- Sarrebruck :
financement de la 3ème classe par niveau
- Fusion FG/Voltaire : faire
le point (en particulier, annonce de suppression de postes de résidents dans le
primaire. Menaces sur le secondaire?).
- Francfort : absence de matériel
de vote pour les élections professionnelles du 2 décembre
- projet
immobilier de Düsseldorf
- Munich : mobilisation contre
l'augmentation des frais d'écolage.
La
séance est ouverte à 16 H 15 par Monsieur Valentin, président de séance. En raison
du départ de M. Rabault en cours de séance, l’ordre du jour est modifié.
I - Approbation du procès verbal de la CCPL 2nd
degré du 03 juillet 2008.
Au nom des représentants du personnel et secrétaire de séance pour le
personnel, Monsieur Richeux souhaite apporter des modifications au PV (acronyme
DESCAF, paragraphe sur les modifications de notes administratives,
reformulation d’une phrase au sujet de l’avantage familial : « Sans le soutien de la
part de l’administration, les enseignants résidents se retrouvent dans une
situation difficile»).
Le PV ainsi modifié a
été approuvé à l’unanimité.
II –
Questions diverses
A
la demande des représentants du personnel, le point sur les mutations internes
est évoqué lors de l’examen des situations particulières (III 3).
1 – Consultation des acteurs et partenaires de la politique scolaire
française du pays de résidence
M. Rabault présente le cadre de
la consultation qui est partie d’un rapport sénatorial. A la tête de la
commission sénatoriale, Madame la Sénatrice Ben Guiga énumère 33
recommandations dont la consultation de tous les partenaires concernés par
l’avenir de l’enseignement français à l’étranger. Ce type de consultation n’est
pas nouveau en Allemagne : cela a déjà été fait lors de la visite de
l’Ambassadeur à Munich, Stuttgart ou Düsseldorf. L’Ambassadeur a ainsi présenté
un plan de développement du réseau en Allemagne. Cela n’a pas encore eu lieu à
Berlin dans la mesure où nous sommes dans l’expectative (projet de fusion),
mais l’ensemble de la communauté scolaire sera informé. Il s’agit pour finir
d’une demande institutionnelle très forte. La consultation dans le cadre de
chaque établissement doit se faire très rapidement dans la mesure où les
résultats doivent être renvoyés avant le 19 janvier.
Le
SNES s’étonne qu'en tant qu'organisation syndicale d'enseignants représentative
et présente dans tous les établissements, il n’ait pas été sollicité en tant
que tel, au même titre que d'autres syndicats ou associations (de parents
d'élèves, notamment) à une réflexion sur l'ensemble de l'Allemagne et
repose la question sur les modalités de
mise en place.
Monsieur
Rabault rappelle qu’à la Commission sur l’avenir de l’enseignement français à
Paris, les syndicats (dont le SNES) sont représentés et sont à ce titre partie
prenante dans la réflexion.
Le
SNES évoque les rencontres avec l’Ambassadeur qui s'apparentaient davantage à
un exposé sur l'avenir de l'enseignement français en Allemagne. Il souhaite
avoir des détails sur les formes de la consultation.
Le
SNES s’étonne enfin du fait que dans la plupart des établissements, la
consultation n'ait pas fait l'objet d'une plus grande publicité et fait part de
sa plus grande perplexité quant à l'échéance du 19 janvier.
2 – Projet immobilier de Düsseldorf
Selon M. Rabault, le dossier
commence à évoluer. Il y a quinze jours,
une mission d’audit de l’AEFE conduite par l’adjoint au chef du secteur Europe
a examiné le dossier : toutes les recommandations de l’Agence ont été suivies ;
l’état des finances est clarifié. Le projet immobilier a des chances de se
débloquer dans le bon sens. 2 bâtiments de la caserne doivent être
adaptés : cela va prendre encore quelques temps (2 ou 3 ans). D’ici là, se
pose le problème de la rentrée prochaine (lycée en très mauvais état, extension
nécessaire). Est envisagé l’achat ou la location de bâtiments provisoires
beaucoup plus solides et appropriés que les containers.
3 – Francfort : absence de matériel de vote pour les élections
professionnelles du 2 décembre
Un premier TD du
MEN stipulait que tout devait passer par les postes diplomatiques. Dans un
second temps, un nouveau TD corrigeait le premier : pour les pays suivants
(Allemagne, Espagne et Italie), le MEN se chargeait d’acheminer directement le
matériel de vote à la résidence administrative des enseignants. Or, le MEN n’a
pas tenu compte du changement d’adresse du lycée.
Le SNES s’étonne
qu’un certain nombre de collègues aient reçu néanmoins le matériel de vote. M.
Donnadieu a reçu effectivement un certain nombre d’enveloppes qu’il a
systématiquement renvoyées aux destinataires.
Le SNES, tout en
saluant l’intervention de M. Donnadieu, considère come inadmissible cette
atteinte aux droits des professeurs et se fait l’écho des collègues mécontents
à Francfort.
4 – Munich : mobilisation contre l'augmentation des frais d'écolage.
Le SNES fait état d’une lettre
de la Présidente du conseil des parents de l’école élémentaire du Lycée Jean
Renoir à Munich destinée au Président de la République. Sans entrer dans le
fond de l’argumentation, il considère qu’elle peut s’inscrire dans la vaste
consultation évoquée plus haut.
M. Rabault précise que
l’argumentation de la lettre provient des travaux de la Sénatrice Ben Guiga. Le
seul chiffre mentionné (60 % d’augmentation des frais de scolarité sur les 5
prochaines années) dans la lettre ne repose sur aucune information sûre :
l’acquisition de nouveaux bâtiments a un coût (22 millions d’euros) financé par
un emprunt. Le lycée a donc dû s’endetter, d’où une augmentation prévisible des
frais de scolarité. Par ailleurs, il faut tenir compte des 6% supplémentaires
prélevés sur toutes les recettes. Cependant, le Land de Bavière intervient pour
10 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 1 ou 2 millions d’euros promis (sans
date précise, pour le moment). Ensuite, il ne faut pas oublier la remontée de
participation aux salaires des résidents : somme qui sera versée par
l’Agence à l’établissement. Enfin, M. Rabault rappelle que cet investissement
dans des projets immobiliers est fait pour permettre aux élèves de connaître un
certain confort.
Le SNES précise que ce chiffre
vient d’une information locale destinée aux parents d’élèves : il n’a pas
été inventé. Par ailleurs, même si les 60 % ne sont pas sûrs, une augmentation
des frais de scolarité de 6% par an pendant 5 ans correspond au total à une
forte augmentation des frais de scolarité de l’ordre de 40%, la réalité devant
se situer, sans doute, entre ces deux chiffres.
5 – Demandes au niveau des contrats des Contrats locaux
- Sarrebruck : Mise à jour de la situation de Mmes
Fischer et Bermerjo (actualisation de leurs horaires). Rédaction des contrats
pour M. Burtin et Mmes Deguilhem et Reysset.
M. Rabault a pris connaissance du
problème de coquilles dans la rédaction des contrats et surtout, de l’absence
de traitement d’un collègue en fonction depuis la rentrée dans l’établissement.
Sans connaître l’origine du problème entre Sarrebruck et Munich, il s’engage à
faire son possible de son côté pour la
régularisation des situations des collègues concernés dans les meilleurs
délais.
- Collège Voltaire (Berlin) : précarisation des
conditions d'embauche (musique)
Suite au refus d’un collègue
Contrat Local en musique au Collège Voltaire de Berlin de voir son contrat
transformé, de telle sorte qu’il devienne prestataire de service auprès de
l’établissement, son successeur à ce poste a accepté pour des raisons
personnelles ces nouvelles conditions de travail. Or, le SNES, qui a toujours
dénoncé ce qu’il considère être une précarisation du statut du personnel,
communique aux représentants de l’administration le texte du droit du travail
afférant à cette situation : la décision du Tribunal Fédéral du Travail Bundesarbeitsgericht BAG NZA
97,601 : Lehrkräfte an privaten Schulen sind Arbeitnehmer. Le SNES précise que, d’après ce texte, il existe bien des prestataires
de service auprès d’école de musique, par exemple, mais jamais pour des écoles
de formation générale. Ces dernières sont en effet, soumises à des programmes,
des horaires et des tâches administratives obligatoires. En conséquence,
l’établissement n’est pas en règle en matière de cotisations sociales avec le
risque toujours présent d’une dénonciation. L’établissement pourrait devoir
s’acquitter d’une amende de 25.000 euros.
Madame Ronne répond que l’avocat
de l’établissement a été tout de suite
consulté et qu’il n’a pas vu d’incompatibilité entre le statut de
l’établissement et ce type de contrat. Depuis lors, elle n’a plus de contact
avec l’avocat. Elle s’est adressée par ailleurs à la Bundesrentenkasse (Caisse des retraites) qui devrait donner sa
réponse sur la validité de ce contrat dans les 3-4 semaines à venir. Le
collègue ne reste qu’une année. Elle rappelle enfin, que dans le contexte de la
fusion des deux établissements, aucun contrat ne doit être transformé en CDI,
tant que l’avenir restera incertain.
Le SNES dénonce quoi qu’il en
soit, légalité ou pas, ce type de contrats qui a pour effet de précariser le
statut des personnels dans le réseau : cela est d’un point de vue
syndical, inacceptable.
Le SNES s’interroge par ailleurs,
sur le cas de collègues CL non payés pendant les vacances au FG. Madame
Direnberger s’étonne et affirme que tout est fait au FG pour que les collègues
soient payés, y compris pendant les périodes de congé dans la mesure où pour un
remplacement, il n’y a pas deux personnes sur le même poste avec le retour du
collègue de son congé. Le SNES en prend acte.
Le SNES porte à la connaissance
des représentants de l’administration le texte suivant :
Le SNES Allemagne dénonce la précarisation croissante de la
situation des recrutés locaux du réseau Allemagne et renouvelle ses
revendications auprès de l’AEFE. Il demande :
1) que les recrutés locaux
obtiennent des contrats incluant les vacances scolaires et ouvrant droit aux congés
maladie, quelle que soit leur quotité horaire dès que leur emploi dépasse la
durée d’un mois ;
2) que les grilles des
recrutés locaux leur soient communiquées par écrit avant leur prise de
fonction ;
3) que les contrats, rédigés
en français et en allemand, soient signés au plus tard le jour de leur prise de
fonction ;
4) que soit mise en place une
commission d’harmonisation des contrats et des grilles salariales des
enseignants en recrutement local dans les établissements du réseau Allemagne.
6 - Fusion
FG/Voltaire : faire le point (en particulier, annonce de suppression de postes
de résidents dans le primaire. Menaces sur le secondaire?).
Les aspects financiers du dossier
présentent des difficultés. Des négociations sont en cours entre le Sénat de Berlin,
l’AEFE et le Bezirk Mitte sur
l’éventuel déménagement de l’école primaire sur Berlin Mitte. Actuellement,
l’AEFE ne veut pas trop s’engager. Le 11 décembre, une rencontre importante
aura lieu sur ce sujet avec l’Ambassadeur.
Quant aux postes de Voltaire,
nous sommes actuellement dans le flou le plus complet. L’administration fera le
maximum pour conserver le maximum de postes dans la perspective d’hypothétiques
fusions. Tant que l’avenir reste incertain, l’administration ne souhaite pas
s’engager sur le nombre d’emplois préservés (CL ou résidents) : les
effectifs d’élèves concernés serviront de base de calcul. Des problèmes
d’organisation interne se posent : répartition d’élèves sur plusieurs
classes ou création de classe.
Le SNES fait le constat d’une
évolution inquiétante du discours de l’administration par rapport aux dernières
CPPL : il renvoie aux précédents comptes-rendus. Jusqu’alors,
précise-t-il, les postes seraient sauvegardés. Le SNES se dit déterminé à
défendre les postes qui existent déjà dans la perspective de la fusion.
7 – Sarrebruck : financement de la 3ème classe par niveau
M. Valentin déclare que, dans
la mesure où il n’y a pas de frais d’écolage dans cet établissement, que 60%
des élèves viennent de France, cela n’incite pas l’AEFE ou le rectorat de
Nancy-Metz (qui subit une baisse de ses effectifs) à investir dans cet
établissement. M. l’Ambassadeur, lors de sa visite de l’établissement, a
souhaité que les effectifs augmentent, ce qui ne va pas forcément dans le sens
des souhaits de l’Agence dans l’immédiat.
Le SNES rappelle que la
gratuité est inhérente au statut de ces établissements et au projet
franco-allemand initial. Il rappelle que le Land de Sarre prend en charge les
frais de fonctionnement de l’établissement, ce qui réduit la charge financière
de l’Agence dans ce type d’établissement. Il se fait l’écho enfin de
l’attachement très fort des collègues enseignant en LFA à la spécificité de ces
établissements franco-allemands.
A la question posée par le
SNES sur le travail d’harmonisation des programmes à venir pour le lycée, et sa
demande de lettres de mission et d’heures de décharge, M. Valentin s’étonne de
telles mesures qui n’ont pas cours pour ce type de travaux et d’engagement en
France. Le SNES se réserve la possibilité de revenir sur ce sujet lorsque le
projet se concrétisera davantage.
III – Examen de situations
particulières relatives aux personnels résidents :
1 – Demande de service à temps partiel des personnels
résidents
Collège Voltaire (Berlin) –demande d’un
temps partiel en allemand (15/18). Avis défavorable du chef d’établissement.
Madame Ronne fait valoir la difficulté de recruter une personne compétente dans
le vivier local pour trois heures seulement (à répartir dans la semaine), dans
un quartier périphérique de la ville, avec de surcroît, des classes très
hétérogènes. Le SNES s’étonne de cet argumentaire dans la mesure où des
collègues contrats locaux complètent leur service en primaire par des heures au
CDI et des projets de traduction à venir. Par ailleurs, ce souci de la
« compétence » semble aller en contradiction, selon le SNES, avec
l’embauche de collègues sur la base de prestation de service. Le SNES donne un
avis favorable.
Résultat : 4 pour/4 contre.
Lycée français de Berlin
Résultat : avis favorable à l’unanimité.
LF de Düsseldorf
Résultat : avis favorable à l’unanimité.
LF de Francfort/M.
Résultat : avis favorable au souhait de la collègue à
l’unanimité.
LFA de Fribourg/Br.
Résultat : avis favorable à l’unanimité.
LF de Munich
Résultat : avis favorable à l’unanimité.
2 – Demande de prolongation de mission de personnels
résidents en âge de faire valoir leurs droits à pension
Pour tous les cas abordés, résultat : avis favorable à l’unanimité.
3– Demande de changement d’établissement dans le pays
de résidence
Avant d’aborder les cas individuels, le SNES a souhaité porter à la connaissance des membres de la CPPL un texte de portée générale sur les mutations internes :
Le SNES renouvelle son constat
que les mutations internes, auxquelles peuvent prétendre en décembre avant
publication des postes, les enseignants en poste de résident en Allemagne, leur
donnent de fait une priorité absolue vis-à-vis d’autres candidats à la
commission de mars, lors de laquelle s’applique le barème négocié par le SNES.
Le SNES constate en effet que, par exemple, des TNR exerçant dans l’établissement ne peuvent ainsi postuler. Il souhaite donc que dans le cas en particulier où plusieurs candidats postulent pour le même poste en mutation interne, le poste soit publié et soumis au recrutement sur barème en mars.
Les représentants de l’administration apportent leur approbation à ce texte dans la mesure où il n’entre pas en contradiction avec les textes réglementaires sur la mutation interne.
Les représentants du personnel
décident donc de s’abstenir pour toute demande de mutation interne.
Pour les 4 dossiers évoqués,
même vote :
Résultat : 4 pour/4 abstention.
La
réunion se termine à 18 H 30.
Le
Secrétaire de séance pour les représentants du personnel,
Stéphane Richeux