Compte rendu de la Commission Consultative Paritaire Locale, Second degré, du 03 juillet 2008
Membres
présents :
Pour l’administration :
Mme Direnberger, proviseur du lycée français de Berlin
Mme
Rocchietti, Secrétaire générale
MmeRonne, principale du collège Voltaire à
Berlin
M. Rabault,
Attaché culturel
Pour les
organisations syndicales :
Mme
Cerisier-Struk, (SNES-FSU)
Mme. Videau,
(SNES-FSU)
M. Illiano, (SNES-FSU)
M. Richeux, (SNES-FSU)
M. Rohmer,
(SNES-FSU)
en tant qu’expert invité, M. Majorie, (SNES-FSU)
Secrétaires de séance
:
Pour
l’administration : M. Rabault
Pour les
organisations syndicales : M.Illiano (SNES-FSU)
Ordre
du jour :
1) approbation du procès verbal de la CCPL/A 2nd degré du 1er avril
2008
2) Recrutement des recrutés locaux dans les
établissements à gestion directe : examen et classement des dossiers
3) Divers
- contestation de sa note administrative par Mme
Larsen, professeur
résidente au lycée de Dusseldorf
- problèmes
posés par la réforme de l’avantage familial en Europe
- niveau de l’ISVL à Fribourg
La séance est ouverte à 16 heures 00, par
M.Rabault, président de séance
1) approbation du procès verbal de la
CCPL 2nd degré du 1er avril 2008
Le procès verbal est approuvé à
l’unanimité sans modification.
2) Recrutement
VOL-02 : un(e) assistant(e) de Vie
Scolaire (collège Voltaire, poste vacant de M. Pe)
Le Snes remarque que M. Pe, qui abandonne les heures de surveillance qu’il
avait à sa charge, souhaite cependant conserver pour la troisième année
consécutive les 5 heures de cours de musique qu’il assurait au collège
Voltaire. Or, au motif que l’avenir de l’établissement n’est pas clairement
défini, la direction ne souhaitait pas réemployer M. Pe comme de droit en CDI
mais lui proposer une lettre d’engagement en tant qu’indépendant prestataire de
service. Le Snes s’oppose à une telle précarisation des enseignants et signale
que la jurisprudence allemande remet en cause une telle pratique, considérée
comme Scheinselbstständigkeit (décision du Tribunal Fédéral du Travail
Bundesarbeitsgericht BAG NZA 97,601 : Lehrkräfte an private Schulen sind
Arbeitnehmer). M Rabault déclare que la question du recrutement pour ces heures
de musique est encore à l’étude.
VOL-03, poste d’enseignant en Anglais, 11 heures (collège Voltaire)
BER-01, poste d’enseignant en lettres modernes, 10
heures (Lycée français de Berlin, rompus de temps partiel de Mmes Artigues et
Bourrain)
BER-02, poste
d’enseignant de philosophie, 4 mois (Lycée français de Berlin,congès de
maternité de Mme Videau)
FRA-06, poste
d’enseignant en sciences physiques, 9 heures, (lycée français de Francfort)
FRI-01, poste
d’enseignant en Anglais, pour 7 heures 36 (lycée franco-allemand de Fribourg)
FRA-06, poste
d’enseignant en Anglais, 9 heures, (lycée franco-allemand de Fribourg, rompu de
temps partiel)
MUN- 06 poste d’enseignant en
mathématiques à temps plein (remplacement de Mme Jolibois, lycée français de
Munich)
MUN- 07 poste d’enseignant en
mathématiques, 4 h 30 (lycée français de Munich)
MUN- 08 poste d’enseignant en Lettres, 10
h (lycée français de Munich)
MUN- 09 poste d’enseignant d’EPS, 14 h + 3
AS (lycée français de Munich)
MUN- 10 poste d’assistant d’éducation, susceptible
d’être vacant (lycée français de Munich)
SAR-01, poste d’enseignant en Allemand, (Lycée
franco-allemand de Sarrebruck)
SAR-02, poste d’enseignant en EPS, (Lycée
franco-allemand de Sarrebruck)
SAR-03, poste d’enseignant en Anglais,
(Lycée franco-allemand de Sarrebruck)
Le Snes constate que les seules candidatures sur ce poste sont des
candidatures sur dossier de candidature à un poste de résident. Or, le poste
est en contrat local. Le Snes s’interroge sur ces dossiers, car aucun poste de
résident en anglais à Sarrebruck n’était à pourvoir en mars. S’agit-il de
candidats qui auraient été mal informés sur la nature du poste ? Dans le
doute, la commission préfère ne pas opérer de classement.
3)
Divers
- la contestation
de note administrative au lycée de Düsseldorf
- problèmes posés par la réforme de l’avantage
familial en Europe
Le décret initial 2007-1291 du 30 août 2007 concernant les majorations
familiales ne permettait plus aux
enseignants résidents en Europe de toucher des allocations familiales de leur
pays de résidence et un reliquat en majorations familiales de la part de
l’AEFE, ce qui était jusqu’alors la pratique. Il a donc été demandé aux
enseignants de choisir entre les majorations familiales versées par l’AEFE et
celles versées dans leur pays de résidence. Ceci s’oppose aux règlements
européens qui prévoient, d’une part, que les résidents dans un pays de l’UE
peuvent de plein droit toucher les allocations familiales locales et que,
d’autre part, les ressortissants de l’UE qui renonceraient à un droit dans leur
pays de résidence y renoncent également dans leur pays d’origine. Cependant, en
l’absence de modification du décret, les enseignants résidents ont été mis en
demeure de faire ce choix et :
1 de renoncer en Allemagne au Kindergeld, ce qui entraîne une suspicion de
fraude de la part des Familienkassen allemandes qui menacent de réclamer le
remboursement du Kindergeld perçu de droit par les enseignants depuis octobre
2007, ou bien
2 de conserver le Kindergeld, ce qui entraînerait mécaniquement la demande
par l’AEFE le remboursement du reliquat des majorations familiales perçues
depuis octobre 2007 (les sommes pouvant aller jusqu’à 4000 € pour certaines
familles).
Les enseignants concernés par ces demandes de remboursement n’ont pourtant
rien touché de plus que ce que l’AEFE prévoyait de leur verser au titre des
majorations familiales...
Le Snes demande une clarification rapide de la situation (i. e. une
modification du décret), que l’AEFE fasse parvenir au poste diplomatique une
lettre-type à adresser aux caisses d’allocations familiales locales, que
l’Ambassade pourrait traduire en Allemand, qui expliquerait la situation, à
savoir que les enseignants résidents en Allemagne doivent pour obtenir les
majorations familiales versées par l’AEFE renoncer (au moins temporairement) au
Kindergeld.
En effet, l’absence totale de soutien, en particulier logistique, met les
enseignants résidents dans une situation kafkaïenne. L’administration se
déclare prête à soutenir les enseignants en traduisant une telle lettre type
que lui ferait parvenir l’AEFE.
- niveau de l’ISVL à Fribourg : alors que Fribourg est une des
villes les plus chères d’Allemagne, l’ISVL y est bloquée, tout comme à
Sarrebruck. L’administration s’est entretenue avec M. Boutot des services
financiers de l’AEFE à ce sujet, qui évoque un possible rattrapage en
septembre, moyennant des informations complémentaires. L’administration
s’engage à faire parvenir à l’AEFE les informations détenues par les services
économiques de l’Ambassade concernant les évolutions des indices des prix et
des loyers à Fribourg et Sarrebruck.
- Est évoqué pour finir l’avenir du collège
Voltaire de Berlin, avec une possible fusion des classes du collège Voltaire de
la 6ème à la 3ème avec les classes du Lycée français de
Berlin, moyennant une relocalisation des classes primaires du collège Voltaire
au centre ville dans un établissement aussi proche que possible du Lycée
français. Le Snes se préoccupe à ce propos de possibles fermetures de postes
d’enseignant. L’administration assure que les besoins en enseignement dans un
seul établissement fusionné permettraient le maintien des postes existants, et
qu’aucune décision définitive n’a pu encore être prise, dans la mesure où elle
implique le Sénat de Berlin, l’AEFE et l’Ambassade de France à Berlin.
La séance est levée à 18 heures.
Pour le Snes en Allemagne,
Sébastien Illiano